« L’enjeu des sacs d’emplettes est plus complexe que le bannissement et la tarification des sacs à usage unique » – Le CQCD

Montréal, le 3 juin 2015 – Prenant la parole, aujourd’hui, lors de la consultation publique sur les enjeux et les impacts du bannissement des sacs d’emplettes à usage unique des commerces de détail sur le territoire de la Ville de Montréal, le PDG du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), M. Léopold Turgeon, a invité la Ville de Montréal à analyser l’enjeu des sacs d’emplettes dans son ensemble.

Selon M. Léopold Turgeon, « l’enjeu des sacs est plus complexe que le bannissement et la tarification des sacs à usage unique. Il faut aussi éviter, à la fois, une nouvelle charge administrative aux détaillants et de la confusion dans l’esprit des consommateurs, sans oublier les sacs réutilisables, dont tous les impacts ne sont pas connus »

Plusieurs intervenants, plusieurs actions

Le CQCD considère qu’il n’existe pas de solution du genre « un seul modèle pour tous », mais que la solution réside plutôt dans la combinaison de plusieurs actions.

Il rappelle que la gestion des sacs d’emplettes représente une responsabilité partagée entre les municipalités, les consommateurs et les détaillants. « En 2008, les détaillants se sont regroupés en adoptant le Code volontaire de bonnes pratiques sur l’utilisation des sacs d’emplettes, qui visait notamment la réduction du nombre de sacs d’emplettes uniservices mis en circulation. Les résultats sont éloquents! »

Voici quelques faits :

  • entre 2007 et 2010, avec l’appui des consommateurs, les détaillants québécois ont réduit globalement de 52 %, l’utilisation des sacs d’emplettes uniservices. Cet objectif a même été atteint 2 ans plus tôt que prévu !
  • au cours de cette période, le nombre de sacs utilisés par les Québécois a été réduit de 55 %, passant de 5,5 sacs par semaine à 2,5 sacs.

Ce Code offre la flexibilité dans les moyens à mettre en place par les détaillants, afin de contribuer à la réduction, au réemploi et au recyclage des sacs, ce dont les détaillants ont besoin.

« Le commerce de détail, c’est un secteur qui regroupe différents sous‐secteurs, dont les réalités sont bien différentes : la pharmacie, la mode, l’alimentation et la quincaillerie, notamment, qui évoluent dans des contextes dont les caractéristiques varient beaucoup. »

Le CQCD suggère des actions

Selon le CQCD : « La Ville de Montréal doit faire davantage. L’une des solutions à considérer serait une importante campagne d’information et de sensibilisation qui inciterait les consommateurs, non désireux de réutiliser leurs sacs, à bien les récupérer via la collecte sélective – un régime qui est financé à 100 % par les entreprises. »

Et M. Turgeon d’ajouter : « Les détaillants ont déjà mis en œuvre et financé plusieurs initiatives ; ils n’ont plus les moyens de piger, une fois de plus, dans leurs poches. »

La recyclabilité des sacs réutilisables doit également être évaluée rapidement, compte tenu de leur prolifération, et ce, afin d’éviter de remplacer un problème environnemental par un autre.

Les détaillants considèrent qu’à la fois pour les consommateurs, pour eux‐mêmes et pour la Ville de Montréal, les meilleurs choix demeurent les suivants :

  • la réduction à la source (c’est‐à‐dire aucun sac, lorsque possible);
  • les sacs réutilisables, mais avec conditions;
  • les sacs conventionnels de plastique (à condition qu’ils soient réemployés et recyclés à la fin de leur vie utile).

À propos du Conseil québécois du commerce de détail

Le CQCD est une association regroupant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Dans le dossier du commerce en ligne transfrontalier comme dans tous les autres, le CQCD se positionne en « mode solutions » afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.


Source :
Conseil québécois du commerce de détail

Renseignements :
Emmanuelle Rouillard
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