Encourager l'utilisation du français dans son commerce - CQCD

Comment promouvoir le français en milieu de travail, selon Roxane Valiquette, cofondatrice de PilKi

Remarqués du grand public lors de leur passage à l’émission Dans l’œil du dragon en mai dernier, Roxane Valiquette et son conjoint Frédéric Verville sont les copropriétaires de PilKi, une entreprise de tisanes préparées avec du thé du Labrador cueilli au Québec. Cette mise en valeur du terroir de la province s’accompagne d’un soin particulier apporté à la langue française dans toutes les communications de la compagnie, et ce, depuis ses débuts.

Dans le cadre de notre série d’articles produite par le CQCD, grâce à la contribution financière de l’Office québécois de la langue française, madame Valiquette explique comment elle s’y prend pour mettre le français de l’avant dans son milieu de travail.

Photo de Roxane Valiquette
Roxane Valiquette, cofondatrice de PilKi

1 – Favoriser l’utilisation du français en ligne

« Dans notre boutique en ligne, on fait toujours la rédaction française en premier, explique-t-elle. Parfois, c’est seulement après un ou deux mois qu’on traduira les textes en anglais. Dans un monde idéal, nous ferions les deux en même temps, mais nous manquons beaucoup de temps. Nous préférons donc favoriser le français. » À noter que toutes les autres communications en ligne de la compagnie, telles que l’infolettre et les publications sur les réseaux sociaux, sont produites exclusivement en français.

2 – Amorcer les interactions avec les clients en français

Roxane Valiquette se fait un point d’honneur d’amorcer tous ses échanges avec ses clients en français. « Je commence toujours mes appels ainsi et je m’ajuste seulement si je me rends compte que la personne ne parle pas un mot de la langue. C’est très rare qu’on doive prendre des appels ou écrire des courriels en anglais. »

3 – Choisir des revendeurs qui parlent la langue

En plus de vendre ses produits sur son propre site Web, PilKi les distribue dans d’autres boutiques. Pour choisir les revendeurs, madame Valiquette s’assure qu’ils respectent les valeurs de son entreprise, notamment l’utilisation du français comme langue principale de communication. « Lorsqu’on cherche de nouveaux points de vente, on favorise ceux qui sont au Québec et dans les régions francophones; il y a encore tellement de marchés inexplorés de ce côté! lance-t-elle. Afin de valider les partenaires potentiels, on consulte leur contenu sur les réseaux sociaux. Si leurs publications sont uniquement en français, on va les contacter. »

4 – Évaluer la maîtrise du français des futurs employés

Selon madame Valiquette, l’embauche est un moment crucial pour évaluer le niveau d’aisance des candidats avec la langue française et déterminer comment elle pourra les aider à s’améliorer, si besoin est. D’ailleurs, elle s’assure de commencer tous les entretiens en français. « Quand on s’aperçoit que la personne éprouve des difficultés ou qu’elle a un accent anglophone, on ne change pas la langue pour lui parler en anglais, explique-t-elle. On poursuit en français jusqu’à ce que la personne dise qu’elle ne comprend pas. » La présidente de PilKi fait aussi passer le test de français écrit de la TÉLUQ à tous ses futurs employés, même ceux dont le français est la langue maternelle.

Pour connaître vos obligations linguistiques en français et obtenir des conseils pour mieux les respecter, consultez Mémo, l’assistant gratuit pour la francisation des entreprises de moins de 50 personnes, offert par l’Office québécois de la langue française.

Avec la contribution financière de :

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