Bilan 2015 : Une année positive pour le commerce de détail au Québec

Montréal, 15 décembre 2015 – Alors que l’année 2015 se termine dans quelques semaines, les données dans le secteur du commerce de détail sont positives. Selon les derniers chiffres rendus disponibles par Statistique Canada, les ventes dans le secteur ont connu une hausse de 0,6 % pour les neuf premiers mois de l’année. « Sans aucun doute, le consommateur québécois était au rendez-vous en 2015 » affirme Léopold Turgeon, président-directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD).

Le prix de l’essence et du dollar influencent les ventes

Tel que l’avait annoncé le CQCD en février dernier lors de la diffusion des perspectives de 2015, le coût de l’essence a grandement influencé le budget des Québécois.

Pour les neuf premiers mois de l’année, le secteur des stations-services a connu une baisse de 19,8 % de ses ventes, ce qui équivaut à une décroissance de 2 milliards de dollars. Si l’on fait abstraction des stations-service, les ventes au détail ont connu une hausse de 3,6 % pour la même période au Québec.

«La baisse du prix de l’essence a permis une certaine latitude dans le budget des consommateurs québécois, ce qui a été favorable à plusieurs segments tels que les concessionnaires d’automobiles neuves et d’occasion, les magasins de produits de santé et de soins personnels, ainsi que les magasins de marchandises diverses.» évoque M. Turgeon.

Par ailleurs, la faiblesse du dollar canadien a eu un impact important sur le pourcentage des profits des détaillants, ce qui fragilise leur marge de manœuvre.

Des segments en progression

Le CQCD enregistre une augmentation des ventes dans 14 des 20 segments suivis. Notons que le secteur des magasins de vêtements connaît une importante croissance avec une hausse de ses ventes de 3,6 % pour les neuf premiers mois de l’année, comparativement à 2014.

Les concessionnaires de véhicules d’occasions ont également connu une augmentation de 32,9 % pour la même période, comparativement à 2014.

L’appropriation des technologies : un retard à combler

Malgré l’arrivée de quelques joueurs sur le Web, notamment sur des plateformes transactionnelles, la majorité des petits détaillants, eux, y sont toujours absents. Il s’agit d’un retard que les détaillants doivent s’efforcer de combler le plus rapidement possible, car les consommateurs sont déjà présents en ligne.

Régler l’iniquité du commerce en ligne transfrontalier

Le CQCD a également dénoncé fermement l’iniquité du commerce en ligne transfrontalier par les entreprises étrangères qui vendent des produits sans obligation de charger des taxes.

Outre le manque à gagner de 165 millions de dollars provenant de l’extérieur du Canada, il faut y ajouter 300 millions provenant du reste du Canada, où les taxes n’y sont pas perçues, privant du même coup le gouvernement québécois de revenus substantiels. Cette situation défavorise évidemment les détaillants du Québec qui doivent, eux, facturer la taxe aux consommateurs, en plus de défrayer les dépenses courantes telles que le loyer, les salaires des employés, etc.

Non à une troisième hausse de la TVQ en cinq ans

Le CQCD s’est également prononcé vigoureusement tout au long de l’année contre l’intention du gouvernement québécois de hausser la Taxe de vente du Québec (TVQ) pour une troisième fois en cinq ans, protégeant du même coup les consommateurs québécois et les détaillants.

À propos du Conseil québécois du commerce de détail

Le CQCD est une association regroupant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Dans le dossier du commerce en ligne transfrontalier comme dans tous les autres, le CQCD se positionne en « mode solutions » afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.


Source :
Conseil québécois du commerce de détail

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