Bilan 2015 des ventes au détail : Le consommateur québécois est au rendez-vous

Montréal, 3 février 2016 – Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) dévoile son Bilan 2015 et perspectives 2016, étude réalisée par le Groupe Altus. Les données rendues disponibles démontrent bien que le consommateur québécois a été au rendez‐ vous tout au long de l’année, et le CQCD prévoit qu’il le sera tout autant en 2016.

Faits saillants

Augmentation des ventes en 2015

  • Les ventes du secteur du détail totalisent 109,1 milliards de dollars pour l’année 2015 au Québec, une augmentation de 0,9 % par rapport à 2014;
  • Bien que l’année se conclut sur une note positive, les détaillants ont du faire preuve de beaucoup de créativité pour attirer les consommateurs, au détriment de leurs marges;
  • L’impact de la baisse du dollar canadien a grandement affecté les détaillants en 2015. Compte‐tenu que la majorité des achats s’effectue en dollars américians, il est possible de croire que les détaillants refileront en tout ou en partie cette différence au consommateur en 2016;
  • En contrepartie, la diminution marquée du prix du litre d’essence a permis au consommateur québécois d’épargner 2,6 milliards de dollars en 2015, latitude qui a été favorable aux autres secteurs du commerce au détail du Québec;
  • En excluant les ventes dans les stations‐service, la croissance des ventes totales se chiffre à 3,9 %.

Des sous‐secteurs en forte progression

L’automobile
Les concessionnaires de véhicules neufs et d’occasion ont connu une forte progression de 7,9 % de leurs ventes par rapport à leurs ventes de 2014.

Pharmacies et magasins de produits de soins corporels
Ce secteur a connu une croissance de 6,9 % en 2015 par rapport à l’année précédente.

Bijouteries, magasins de chaussures, accessoires vestimentaires
Les ventes pour ce segment ont progressé de 6,3 % par rapport à 2014.

Magasins de vêtements
Enfin, après avoir connu une légère baisse de 0,5 % en 2014, les ventes dans les magasins de vêtement totalisent 6,0% en 2015.

Des sous‐secteurs en régression

Les stations‐service
Ce secteur, fortement influencé par la chute des prix du pétrole, a connu une importante diminution des ventes de 19,2 % ‐ une diminution de 2,6 milliards de dollars – par rapport à 2014. Ce secteur représente tout de même 10,1 % de l’ensemble des ventes au détail au Québec.

Magasins de détail divers
La diminution des ventes dans les magasins offrant des gammes spécialisées de marchandise s’est poursuivie, se chiffrant à 4,8 % par rapport à 2014.

Bilan 2015 et perspectives 2016, diapositive 15

Perspectives 2016

Quatre critères sont pris en compte afin d’évaluer la progression prévue des ventes dans le secteur du commerce de détail en 2016 :

  • Un taux d’intérêt stable et bas
  • Une inflation sous la barre du 2%
  • Une très légère augmentation prévue du revenu du consommateur
  • Une stabilité au niveau de l’emploi

L’analyse de ces critères par le CQCD et le Groupe Altus indique une progression prévue des ventes de 1,0 % pour l’année 2016

Analyses du CQCD et du Groupe Altus

« Certaines tendances lourdes dans l’économie mondiale ont favorisé les ventes au détail en 2015 au Québec. Les économies réalisées par les consommateurs grâce à la chute du prix du litre d’essence se sont traduites par une forte hausse – soit l’équivalent de 1,9 milliard de dollars – des ventes dans le secteur des automobiles neuves et d’occasion », explique Léopold Turgeon, président‐directeur général du CQCD. « Chose certaine, on constante que même si le secteur du commerce du détail vit des transformations, les consommateurs, eux, sont au rendez‐vous année après année. »
« Tel que vécu dans les derniers mois de 2015, la valeur du dollar canadien, ainsi que le prix du litre de l’essence, demeurent des facteurs à surveiller et influenceront grandement les ventes de la prochaine année », indique pour sa part Jean‐François Grenier, directeur principal, Recherche, évaluation et services conseils, Groupe Altus.

À propos du Conseil québécois du commerce de détail

Le CQCD est une association regroupant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Dans le dossier du commerce en ligne transfrontalier comme dans tous les autres, le CQCD se positionne en « mode solutions » afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.


Source :
Conseil québécois du commerce de détail

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